<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Romantisme Noir</title>
	<atom:link href="http://www.romantisme-noir.net/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.romantisme-noir.net</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Jan 2012 20:10:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Démonolâtrie</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/748/demonolatrie/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/748/demonolatrie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2011 13:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[News du Net & Ressources]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=748</guid>
		<description><![CDATA[Pardon pour le long silence de ces derniers mois. Votre humble servante était occupée ailleurs. Elle a néanmoins trouvé le ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2011/07/demono.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-751" title="demono" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2011/07/demono.jpeg" alt="" width="207" height="155" /></a>Pardon pour le long silence de ces derniers mois. Votre humble servante était occupée ailleurs. Elle a néanmoins trouvé le temps de ratisser le fond de l&#8217;enfer et <em>Romantisme Noir</em> vient, par conséquent, de s&#8217;enrichir d&#8217;un sous-domaine intitulé <em>Démonolâtrie</em> consacré à l&#8217;iconographie démoniaque sous toutes ses formes. Déjà une trentaine d&#8217;articles en ligne. Enjoy !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://demons.romantisme-noir.net/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-749" title="logo" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2011/07/logo.png" alt="" width="209" height="79" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://demons.romantisme-noir.net/" target="_blank">Cliquer ici pour accéder au site</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/748/demonolatrie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Peut-on vraiment se faire enterrer vivant?</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/738/peut-on-vraiment-se-faire-enterrer-vivant/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/738/peut-on-vraiment-se-faire-enterrer-vivant/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 22:46:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[News du Net & Ressources]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=738</guid>
		<description><![CDATA[ 
Vous vous réveillez allongé sur une surface froide et capitonnée. Avec difficulté, vous ouvrez les yeux. L&#8217;obscurité est totale. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/19OddNerdrum_Buried-Alive.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-740" title="19OddNerdrum_Buried Alive" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/19OddNerdrum_Buried-Alive-300x285.jpg" alt="" width="270" height="257" /></a>Vous vous réveillez allongé sur une surface froide et capitonnée. Avec difficulté, vous ouvrez les yeux. L&#8217;obscurité est totale. Vous tentez de vous relever mais votre tête heurte un obstacle. Instinctivement, vous tentez de le repousser, mais rien ne bouge. Où êtes-vous? Qu&#8217;est-il arrivé? Paniqué, vous vous mettez à hurler. Mais vous comprenez bientôt que c&#8217;est inutile : vous avez été enterré vivant.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce genre de scénario suffit à vous donner des sueurs froides, n&#8217;allez surtout pas voir <em>Buried</em>. Ce thriller de Rodrigo Cortés, sorti le 3 novembre, met en scène pendant 90 minutes les affres d&#8217;un camionneur prisonnier d&#8217;un cercueil sous le sol irakien. On ne tarde pas à découvrir que le héros a été pris en otage par de mystérieux ravisseurs qui le maintiennent enfermé en attendant la rançon&#8230; Une intrigue complètement invraisemblable? Sans doute, il n&#8217;empêche que le film joue habilement sur une angoisse universelle : celle de se réveiller six pieds sous terre, sans possibilité de retourner parmi les vivants.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un article de Pierre Ancery et Clément Guillet. <a href="http://www.slate.fr/story/30093/peut-vraiment-se-faire-enterrer-vivant" target="_blank">Lire cet article sur Slate.fr</a>.</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Illustration : <em>Buried Alive</em>, Odd Nerdrum, 1996.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/738/peut-on-vraiment-se-faire-enterrer-vivant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pardon, Bruges&#8230;</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/702/pardon-bruges/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/702/pardon-bruges/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 09:06:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Promenades]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=702</guid>
		<description><![CDATA[Pardon, Bruges… On t’avait présentée à moi comme toute petite, presque un village, trois églises, deux canaux et zou, tout le monde rentre chez soi. Mes ampoules m’assurent le contraire. Un tour d’horizon du centre sans louper trop de prodiges prend facilement trois jours ; difficile de faire plus rapide, à moins de courir et franchir les canaux à la nage... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bouchees-chocolat.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-704" title="bouchees-chocolat" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bouchees-chocolat-300x300.jpg" alt="" width="168" height="168" /></a>Pardon, Bruges… On t’avait présentée à moi comme toute petite, presque un village, trois églises, deux canaux et zou, tout le monde rentre chez soi. Mes ampoules m’assurent le contraire. Un tour d’horizon du centre sans louper trop de prodiges prend facilement trois jours ; difficile de faire plus rapide, à moins de courir et franchir les canaux à la nage, concurremment avec les cygnes et les touristes en barque.</p>
<p style="text-align: justify;">Magasins de chocolats, de dentelles, de souvenirs, brasseries et restaurants. Et puis un miracle au moins par rue ou ruelle.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai retenu deux mots de néerlandais après avoir constaté que les endroits plats et vastes portaient un nom finissant en –plein et les espaces effilés permettant d’aller d’un endroit plat et vaste à un autre, en –straat. Ce qui précède est plus délicat à aborder du point de vue de la francophonie : farandole de z, macédoine de k et des a sans retenue. J’ai compté jusqu’à 4 consonnes improbables se suivant dans un mot, le seul moyen de s’en sortir étant de coller son index sur le plan et de l’agiter sous le nez d’un Brugeois : « ja-ja, je veux aller daar ». Sauf que, généralement, le type répond en néerlandais.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Guide de survie :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Wijn (prononcer : weïn) : vin</p>
<p style="text-align: justify;">Bier (prononcer  bir) : bière</p>
<p style="text-align: justify;">« ik wil naar XXX-straat gaan ». Prononcez : ik vil *montrer le plan* ‘han (le « g » se prononce chamallow chaud dans la bouche) signifie : « je veux me rendre dans la rue Max-de-points-au-scrabble ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques points chauds :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je vais globalement vous épargner les photographies de canaux et l’album de vacances, d’autant que le net regorge d’images magnifiques de Bruges. Allez, juste deux pour la route :</p>
<p style="text-align: center;">
<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/bruges/bruges01.jpg" title="" class="shutterset_singlepic75" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/cache/75__320x240_bruges01.jpg" alt="bruges01" title="bruges01" />
</a>
</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/bruges/bruges02.jpg" title="" class="shutterset_singlepic76" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/cache/76__320x240_bruges02.jpg" alt="bruges02" title="bruges02" />
</a>
</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Cliquez sur les images pour les agrandir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’immense place ‘T Zand présente une fontaine tout aussi démesurée entourée d’un ensemble de sculptures réalisées par Stefaan Depuydt et Livia Canestraro. On y trouve plusieurs groupes : ‘Les Baigneuses’ (représentation symbolique des villes d’Anvers, Bruges, Gand et Courtrai). ‘Paysage en Flandre’, ‘Les pêcheurs’ et ‘Les cyclistes’. Pour ceux qui ignorent ma fascination morbide pour les poissons-scies, voilà un petit bout de cette fontaine :</p>
<p style="text-align: center;">
<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/bruges/t_zand.jpg" title="" class="shutterset_singlepic79" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/cache/79__320x240_t_zand.jpg" alt="t_zand" title="t_zand" />
</a>
</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ci-dessous le « Lucas Huys » qui se trouve rue Minderbroedersstraat. Bâtie en 1872 par l&#8217;architecte Antoine Mensenier à Bruxelles (apparemment rue Ducale), la façade en bois fut transportée en 1890 à Bruges sur l’initiative de l&#8217;architecte Louis Delacenserie et achevée. Certaines décorations furent alors ajoutées, comme le double faux pignon et les silhouettes de satyre. Je n’ai pu en apprendre davantage sur ce bâtiment qui fait partie du patrimoine protégé depuis 1991. Toute information bienvenue.</p>
<p style="text-align: center;">
<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/bruges/lucas_huys.jpg" title="" class="shutterset_singlepic77" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/cache/77__320x240_lucas_huys.jpg" alt="lucas_huys" title="lucas_huys" />
</a>
</p>
<p style="text-align: center;">Photographie par Willy Vereenooghe. Sur la page <a href="http://www.flickr.com/photos/erfgoed/" target="_blank">Flickr de Erf-goed.be</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui semble être un reliquaire au pied d’une statue de Saint-Antoine (notez le fantôme du photographe derrière). Aucune indication ne se trouvait aux alentours de la sculpture et oups, j’ai omis de noter le nom de l’église :</p>
<p style="text-align: center;">
<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/bruges/reliquaire.jpg" title="" class="shutterset_singlepic78" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/cache/78__320x240_reliquaire.jpg" alt="reliquaire" title="reliquaire" />
</a>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Melmothia, 2010.</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/702/pardon-bruges/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>On trouve de tout dans les brocantes</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/694/on-trouve-de-tout-dans-les-brocantes/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/694/on-trouve-de-tout-dans-les-brocantes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 22:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Promenades]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=694</guid>
		<description><![CDATA[Photo prise dimanche dernier de la fenêtre de la cuisine :

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Photo prise dimanche dernier de la fenêtre de la cuisine :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/Brocante.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-695" title="Brocante" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/Brocante.jpg" alt="" width="522" height="693" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/694/on-trouve-de-tout-dans-les-brocantes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Djinn, Graham Masterton</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/680/le-djinn-graham-masterton/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/680/le-djinn-graham-masterton/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 19:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=680</guid>
		<description><![CDATA[Le Djinn est une histoire de jarre plutôt cruche, dont le héros n’est autre qu’Harry Erskine, le vrai-faux voyant du roman Manitou, écrit par Masterton deux ans plus tôt. Hélas, notre détective du paranormal semble frappé d’amnésie puisqu’il passe une partie du texte à douter de la puissance maléfique du djinn confiné dans une jarre, elle-même cloîtrée dans une tour... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/djinn_vignette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-682" title="djinn_vignette" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/djinn_vignette.jpg" alt="" width="195" height="195" /></a>Le Djinn</em> est une histoire de jarre plutôt cruche, dont le héros n’est autre qu’Harry Erskine, le vrai-faux voyant du roman <em>Manitou</em>, écrit par Masterton deux ans plus tôt. Hélas, notre détective du paranormal semble frappé d’amnésie puisqu’il passe une partie du texte à douter de la puissance maléfique du djinn confiné dans une jarre, elle-même cloîtrée dans une tour,  enclavée dans une propriété isolée. Malgré ça, les protagonistes se questionnent sur l’étanchéité du dispositif. Autant prendre les devants. Ouvrira, ouvrira pas la porte de la tour est donc toute la question de ce roman qui s’essouffle à mi-parcours. En attendant, la nuit est pleine d’ombres. Est-ce tante Marjorie ? La gouvernante aussi moche que suspecte ? Tonton qui vient de s’arracher la peau du visage ? Ou encore Ali Baba, le magicien ayant originellement invoqué le djinn ?</p>
<p style="text-align: justify;">Plutôt que les 40 « voleurs de vie » promis dans le roman, un mauvais esprit trouverait au <em>Djinn</em> 40 pages en trop, même si les 40 viols de la bonne, pendant la dernière ligne droite, parviennent à faire entrouvrir un œil au lecteur.  Enfin ,  &#8211; pardon pour le spoiler &#8211; n&#8217;étant plus à un escamotage près, pour refermer son pot à djinn, Masterton nous gratifie d’un final à la Molière où chaque protagoniste se révèle être le descendant d’un personnage de la légende originelle dans laquelle il finit par retrouver avec plus ou moins de bonheur (plutôt moins) sa place.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extrait (début du roman) :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Une journée de mi-août, étouffante. Rassemblés au cimetière des Champs Paisibles dans nos costumes sombres trop épais, nos cols trop serrés et nos cravates noires, nous avions tout d&#8217;un bataillon de homards endimanchés frisant l&#8217;apoplexie. Au cinéma, les enterrements se déroulent toujours sous des trombes d&#8217;eau et des parapluies noirs. Les larmes se mêlent à la pluie. Si des larmes coulaient à cette cérémonie &#8211; je n&#8217;en remarquai pas &#8211; elles étaient intimement mêlées à une sueur dénuée de tout sentiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette assistance, le défunt était probablement la seule personne à l&#8217;aise. Il était allongé dans un coûteux cercueil de chêne verni clair, aux poignées artistiquement travaillées. Lis, roses et orchidées étaient massés sur le couvercle. Cela tenait davantage d&#8217;une exposition florale sans gaieté que d&#8217;un enterrement. En dépit de nos visages affligés, nous ne pensions tous qu&#8217;à ensevelir notre défunt en vitesse afin de nous hâter vers une autre sorte de bière&#8230; bien fraîche.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pasteur débita les paroles habituelles devant la tombe ouverte. La veuve se tamponna les yeux avec un petit mouchoir de dentelle. Le cercueil descendit dans le sol desséché. Mal à l&#8217;aise, nous jetâmes des poignées de terre sur le couvercle. Je jetai la mienne doucement, pour ne pas le déranger. Il était bien mieux là où il se trouvait ».</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Deuxième extrait (chapitre 8 ) :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Pendant un instant, je crus que les tentacules du djinn, allaient m&#8217;entourer et me brûler vif avec leurs morsures. Mais le visage recommença lentement à se dissoudre et le djinn s&#8217;éloigna de moi en glissant. En longues spirales pâles, presque caressantes, il roula à travers la pièce et se mit à envelopper Miss Johnson, agenouillée au milieu de flaques de son propre sang et secouée par une sorte de transe hystérique et démente.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière moi, Qualt me prit par l&#8217;épaule et me tira vers la porte. Mais l&#8217;un et l&#8217;autre avions les yeux rivés  sur le djinn s&#8217;enroulant en torsades compliquées autour de Miss Johnson. Elle leva la main et le caressa, puis blottit son visage contre lui, comme une femme se blottit contre son amant. Ses hanches prirent un rythme lent. Elle arracha les quelques lambeaux sanglants de tissu dont elle était encore couverte.</p>
<p style="text-align: justify;">Terrorisés, nous regardions le djinn l&#8217;entourer et commencer à se glisser entre ses cuisses écartées. Miss Johnson haletait, gémissait. Les tentacules huileux du djinn étaient pâles et musclés. De sa main intacte, elle ouvrit sa vulve pour permettre à l&#8217;hideux tentacule d&#8217;y pénétrer. Nous vîmes le djinn forcer des mètres d’ectoplasme dans le corps de Miss Johnson. Puis elle poussa un tel cri de douleur que nous nous retournâmes, malades d&#8217;impuissance écœurée ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/Djinn_couv.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-683" title="Djinn_couv" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/Djinn_couv.jpg" alt="" width="250" height="410" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le Djinn</em> (titre original : <em>The djinn</em>), par Graham Masterton. Traduction française Marie Rosenthal. Pocket, 1992.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/680/le-djinn-graham-masterton/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Blood Sucking Freaks</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/665/blood-sucking-freaks/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/665/blood-sucking-freaks/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 16:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=665</guid>
		<description><![CDATA[Lorsqu’un ancien réalisateur de porno se lance dans le cinéma gore, il en résulte un sommet du sadomasochisme kitsch et un gros coup de ciseau de la censure. Bloodsucking freaks, qui a porté un temps le titre de Sardu : Master of the Screaming Virgins, fut distribué en France, grâce aux mystères de la traduction, sous le titre Incredible Torture Show... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bloodsuckingfreaks06.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-668" title="bloodsuckingfreaks06" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bloodsuckingfreaks06.jpg" alt="" width="207" height="207" /></a>Lorsqu’un ancien réalisateur de porno se lance dans le cinéma gore, il en résulte un sommet du sadomasochisme kitsch et un gros coup de ciseau de la censure. <em>Bloodsucking freaks</em>, qui a porté un temps le titre de <em>Sardu : Master of the Screaming Virgins</em>, fut distribué en France, grâce aux mystères de la traduction, sous le titre <em>Incredible Torture Show</em>. Mais cela n’eut lieu que quinze ans après son tournage. Lors de sa sortie sur les écrans américains en 1976 avec un classement X, les producteurs et son réalisateur Joel Reed, invitèrent en effet une association féministe à manifester contre le film dans le but de créer le scandale. La stratégie s’avéra trop efficace et <em>Bloodsucking freaks</em> fut retiré des salles. Ce n’est qu’au début des années 1980, que la maison de production Troma, spécialisée dans les séries B, en acquit les droits et parvint à le faire distribuer.</p>
<p style="text-align: justify;">Très inspiré des œuvres d’Herschell Gordon Lewis, particulièrement de son <em>Wizard of Gore</em>, le film retrace les péripéties de Maître Sardu et de son Théâtre du Macabre, un show sanglant dont les victimes sont de jeunes beautés très peu vêtues. Il est, pour cela, aidé par son fidèle serviteur, un nain nommé Ralphus qui lui prête main-forte pour kidnapper les jolies victimes que le maître s’empresse de charcuter à mort.</p>
<p style="text-align: justify;">Un seul nuage flotte sur ce petit paradis du macabre : les critiques qui, avec leur habituel mauvais esprit, s’entêtent à trouver les mises en scène de Maître Sardu pathétiques. Notre sadique décide d’enlever un représentant de cette profession ainsi qu’une ballerine célèbre répondant au nom de Natascha pour injecter un peu de sang neuf dans ses créations&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bloodsuckingfreaks05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-669" title="bloodsuckingfreaks05" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bloodsuckingfreaks05.jpg" alt="" width="522" height="148" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec le théâtre de Maître Sardu, le cinéma gore renoue avec ses racines : le Grand Guignol. Durant soixante ans, sous la direction de gérants différents, furent en effet présentés dans le théâtre éponyme des drames horrifiques alternés de saynètes comiques qui firent de la scène du Grand Guignol, à Paris, l&#8217;une des attractions touristiques les plus populaires de la capitale jusque dans les années 60. Les metteurs en scène ne reculant devant aucun effet gore, une ancienne actrice raconte ainsi avoir été « <em>flagellée, coupée en tranches, passée au laminoir, ébouillantée, saignée, vitriolée, désossée, pendue, enterrée vivante… </em>».</p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bloodsuckingfreaks.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-670" title="bloodsuckingfreaks" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/11/bloodsuckingfreaks.jpg" alt="" width="304" height="434" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Incredible Torture Show</em></strong><strong> (Blood Sucking Freaks), Joel M. Reed, 1976.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la bande-annonce, c’est par ici : <a href="http://www.dailymotion.com/video/x8tp5h_bloodsucking-freaks-1976_shortfilms" target="_blank">Blood Sucking Freaks</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=808" target="_blank">La critique du film sur le site DevilDead</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/665/blood-sucking-freaks/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Chemical Wedding », Crowley le méritait bien !</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/651/chemical-wedding-crowley-le-meritait-bien/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/651/chemical-wedding-crowley-le-meritait-bien/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 22:18:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=651</guid>
		<description><![CDATA[Ce week-end je me suis offert « Chemical Wedding ». Imaginez un peu ! Je ne pouvais quand même pas passer à côté d’un film nous narrant la réincarnation de Crowley ! Surtout que l’on m’en avait tant rebattu les oreilles sur les forums. L’histoire débute en 1947 par la visite de deux étudiants (dont l’un s’appelle Symonds)... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/chemicalwedding02.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-653" title="chemicalwedding02" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/chemicalwedding02-300x300.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>Ce week-end je me suis offert « Chemical Wedding ». Imaginez un peu ! Je ne pouvais quand même pas passer à côté d’un film nous narrant la réincarnation de Crowley ! Surtout que l’on m’en avait tant rebattu les oreilles sur les forums.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire débute en 1947 par la visite de deux étudiants (dont l’un s’appelle Symonds) au vieux mage Crowley. D’entrée de jeu, ce cher Aleister promet d’être terne. Ne parlons pas des propositions sodomaniaques à l’un des deux adolescents, mais rions déjà de la lecture d’une lettre envoyée par Parsons où celui-ci averti son mentor de son projet de réaliser le rituel de « l’Enfant Lune », ce qui à l’heur de mettre le « maître » hors de lui au point d’en piquer une crise cardiaque. Passons sur le fait que la scène se déroule dans la campagne ensoleillée du printemps ou de l’été, alors que Crowley est mort en décembre. Passons aussi sur le fait que l’œuvre de Babalon effectuée par Parsons et Hubbard eut lieu avant 1947. Passons aussi sur le physique du personnage qui est plus proche du Crowley dans la force de l’âge que de l’homme amaigri et affaibli de la septantaine. Mais, comme le dit Julian Doyle, ce film n’a pas pour but d’être une biographie filmique de la Grande Bête 666.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire continue avec l’arrivée du professeur Mathers – un clin d’œil au Mathers de la Golden Dawn – qui doit superviser la mise en chantier d’un superordinateur de réalité virtuelle, le Z93 – rappel numérologique incongru que les thélémites apprécieront. On ne sait trop pourquoi, mais l’assistant de laboratoire, Victor Neumann, a infecté la machine avec un virus constitué par des éléments de la vie et des rituels de Crowley. Enfin si, on sait pourquoi, sans ce tour de hacker monomaniaque, pas de film.</p>
<p style="text-align: justify;">Le professeur Haddo – un adepte de l’occultisme, franc-maçon falot dont le nom est une référence au Mage de Margaret Murray – accepte d’essayer la machine en douce afin d’entrer en contact avec « l’essence numérique » de Crowley. Mal lui en prend puisque le voilà illico possédé par l’esprit de celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">À partir de là, le film part totalement en vrille, cumulant la méconnaissance la plus profonde de Crowley et le mauvais goût le plus beauf imaginable : Haddo-Crowley pisse sur ses étudiants en déclamant pompeusement un « pisser ou ne pas pisser, telle est la question », chie sur le bureau du recteur de l’université, sodomise une fille dans une boutique occulte afin de réveiller sa Kundalini ou encore cloue une pauvre call-girl sur une porte après lui avoir rasé le sexe ( !).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/Crowley12.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-655" title="Layout 1" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/Crowley12.jpg" alt="" width="257" height="381" /></a>Bref, une suite d’épisodes tout aussi inutiles que mal filmés, avec des dialogues de seconde zone qui font passer le pire des navets « Z » pour un chef-d’œuvre. D’ailleurs, si un occultiste dans la salle pouvait m’expliquer cette sombre histoire d’aiguille à la fin du film… Je n’ai pas capté non plus cette niaiserie d’univers parallèle où Al Gore gagne les élections contre Bush. Voudrait-on nous faire croire que Crowley est parmi nous et a permis à Bush de remporter la présidence ? Mais alors Obama serait-il le Christ rédempteur ayant dissipé les méphitiques influences crowleyennes ? On attendra « Chemical Wedding II, the return of the beast » pour le savoir, ou pas. On comprend mal, également, cette histoire de cheveux roux et de Femme Écarlate qui semble vouloir lancer le film sur les traces du <em>Da Vinci Code</em> version dark gotho-nawak.</p>
<p style="text-align: justify;">Là où Dickinson aurait pu brosser un portrait amusant, au vitriol de Crowley, il se contente de le mettre dans des situations les plus invraisemblables, comme lorsque Haddo-Crowley suit un homme dans les toilettes pour lui voler son horrible costume violet, ou bien lorsqu’il se masturbe sur des runes afin d’obliger Lia – la journaliste de l’université – à venir à lui pour le rituel final. Si ce film voulait répondre à la question « que ferait une personne possédée par l’esprit d’Aleister Crowley », il est à côté de la plaque et nous fait plutôt l’étalage de fantasmes refoulés que d’une véritable reconnaissance pour celui que Dickinson dit « admirer ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’impression, au final, est que Dickinson a filmé toutes les ignominies dans l’espoir de faire remarquer son film et de s’attirer les foudres des puritains. Pari raté, car même eux ont dû s’endormir pendant la projection. Le rituel que Crowley préside, vers la fin du film, tourne à l’orgie banale et n’apporte pas plus au film qu’à la libido des spectateurs : une scène d’urologie en pleine partouze ne choque plus personne aujourd’hui. Le film se termine dans une bouillie assez cryptique où univers parallèle, vampirisme par seringues interposées et usage de drogue se mêlent maladroitement. Mathers est l’enfant lune procréé par Parsons et Hubbard – youppie ! – sauvant le monde des horribles griffes de Crowley.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, je dois quand même reconnaître la qualité du jeu de Simmon Callow (« 4 mariages et 1 enterrement ») qui arrive à raviver certains moments du film. Sans lui, on ne tiendrait pas deux minutes.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’on me comprenne bien, je n’aime pas Crowley et je trouve qu’en fin de compte ce portrait maladroit et stupide, fût-il indirect, lui fait bonne justice. Mais, si le but est de nous faire rire alors, que ce film s’annonce pour ce qu’il est : un vaudeville ou un pastiche, une forme de sous Monty Python.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pire, sans doute, c’est que « Chemical Wedding » risque bien de confirmer, voire de renforcer, l’image distordue qu’ont habituellement les gens de Crowley. Après avoir vu ce film, je ne doute pas que ceux qui n’ont qu’une connaissance superficielle du personnage en ressortiront avec l’impression qu’il méritait bien le titre d’« homme le plus dépravé du 20e siècle ». Et cela me semble dommage. Dommage non seulement pour la vérité historique, mais aussi pour les 14 € que j’ai perdus dans l’achat de ce DVD.</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, février 2009 e.v.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/chemicalwedding.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-656" title="chemicalwedding" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/chemicalwedding.jpg" alt="" width="387" height="500" /></a><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/651/chemical-wedding-crowley-le-meritait-bien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Oh ! Calcutta !</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/642/oh-calcutta/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/642/oh-calcutta/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 22:02:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art Pictural]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=642</guid>
		<description><![CDATA[Né le 24 octobre 1889 dans l'Aisne, Camille Clovis Trouille fréquente à partir de 1905 l'école des Beaux-Arts d'Amiens dont il ressort cinq ans plus tard pour devenir illustrateur et caricaturiste ; en 1920, après avoir vécu l’expérience traumatisante de la guerre, il s'installe à Paris, travaillant durant un temps dans le dessin publicitaire... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/TrouilleVignette.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-643" title="TrouilleVignette" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/TrouilleVignette-300x300.jpg" alt="" width="216" height="216" /></a>Clovis Trouille (1889 &#8211; 1975)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Né le 24 octobre 1889 dans l&#8217;Aisne, Camille Clovis Trouille fréquente à partir de 1905 l&#8217;école des Beaux-Arts d&#8217;Amiens dont il ressort cinq ans plus tard pour devenir illustrateur et caricaturiste ; en 1920, après avoir vécu l’expérience traumatisante de la guerre, il s&#8217;installe à Paris, travaillant durant un temps dans le dessin publicitaire, puis dans une fabrique de mannequins comme maquilleur-retoucheur – métier qu’il exercera durant 35 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses tableaux érotiques, colorés, et volontiers provocateurs, attirent l’attention des surréalistes qui cherchent à en faire l’un des leurs ; mais bien que signataire de certains de leurs tracts dans les années 50, Clovis Trouille gardera toujours ses distances avec le groupe. Anarchiste, libre penseur, anticlérical, antimilitariste, anticonformiste, pour aller plus vite « anti-tout », Clovis Trouille dira de son oeuvre : « <em>Il est vrai que je n&#8217;ai jamais travaillé en vue d&#8217;obtenir un grand prix à une biennale de Venise quelconque, mais bien plutôt pour mériter dix ans de prison</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Son indépendance et sa marginalité lui vaudront d’être oublié des critiques d’art comme du public. Auteur d’une centaine de toiles, sa seule exposition, en 1963 à Galerie Raymond Cordier, sera interdite « aux moins de 18 ans et aux plus de 70 ans ». Une brève gloire lui viendra de la création d’un autre : en 1969, il est contacté par Kenneth Tynan qui désire reprendre le titre de l’un de ses tableaux, « Oh Calcutta ! » (Attention jeu de mots), pour une revue érotique d’avant-garde à Broadway. La toile de sera reproduit sur le rideau de la scène et l’artiste touchera de confortables royalties.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Il y a deux ans, une exposition à Amiens a mis Clovis Trouille à la mode. Depuis lors, il est désormais possible de trouver, notamment sur le web, des informations sur ce peintre dont le poète Ghérassim Luca disait qu’il était « <em>celui qui a réussi à planter entre les cuisses du Douanier Rousseau une paire de couilles géantes </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Après une existence plutôt tranquille pour un anarchiste obsédé par le sexe et par la mort, Clovis Trouille décède à Paris en 1975 à l’âge de 86 ans. L’histoire ne dit pas si des spectres de femmes nues dansent la nuit autour de son tombeau.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille008.jpg" alt="trouille008" /></p>
<p style="text-align: center;">
<div class="ngg-galleryoverview" id="ngg-gallery-9-642">

	<!-- Slideshow link -->
	<div class="slideshowlink">
		<a class="slideshowlink" href="http://www.romantisme-noir.net/642/oh-calcutta/?show=slide">
			[Show as slideshow]		</a>
	</div>

	<!-- Piclense link -->
	<div class="piclenselink">
		<a class="piclenselink" href="javascript:PicLensLite.start({feedUrl:'http://www.romantisme-noir.net/wp-content/plugins/nextgen-gallery/xml/media-rss.php?gid=9&amp;mode=gallery'});">
			[View with PicLens]		</a>
	</div>
	
	<!-- Thumbnails -->
		
	<div id="ngg-image-64" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille001.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille001" alt="trouille001" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille001.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-65" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille002.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille002" alt="trouille002" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille002.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-66" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille003.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille003" alt="trouille003" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille003.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-67" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille004.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille004" alt="trouille004" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille004.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-68" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille005.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille005" alt="trouille005" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille005.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-69" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille006.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille006" alt="trouille006" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille006.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-70" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille007.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille007" alt="trouille007" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille007.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-71" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille008.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille008" alt="trouille008" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille008.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-72" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille009.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille009" alt="trouille009" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille009.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-73" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille010.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille010" alt="trouille010" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille010.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-74" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/trouille011.jpg" title=" " class="shutterset_set_9" >
								<img title="trouille011" alt="trouille011" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/clovis-trouille/thumbs/thumbs_trouille011.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 	 	
	<!-- Pagination -->
 	<div class='ngg-clear'></div>
 	
</div>

</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les passages ci-dessous sont extraits d’une lettre de Clovis Trouille à Mirabelle Dors et Maurice Rapin, mise en ligne sur le blog dédié à ce peintre : </em><em><a href="http://www.blogthefrog.com/clovistrouille/" target="_blank">Clovis Trouille – La gloire est-elle posthume ?</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">« […] Je vous ai parlé hier de mon activité à Illustra photo où je faisais des montages photographiques pour gagner ma vie. J’étais dessinateur chez Draeger en 1914.</p>
<p style="text-align: justify;">Vint la guerre 14-18. Je fus mobilisé le 2 Août 1914 et partit pour Sens, n’étant démobilisé qu’en 1919, ce qui fait que j’ai été 7 ans soldat. Nous étions la génération sacrifiée. Privé d’amour à cet âge.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne connaissions pas la vie et l’on nous envoyait à la mort. J’objectais à obéir à ces infâmes mots d’ordre. Je ne voulais pas mourir à la guerre. Je déclarais la guerre à la guerre. J’en sortis abruti pas les dangers courus, l’œil furieux, le cœur plein de rage et de haine pour ceux qui nous avaient ainsi sacrifiés et s’étaient enrichis à l’arrière, parmi la gradaille embusquée.</p>
<p style="text-align: justify;">Vrai, j’ai trop souffert, à la guerre, de tout, pour ne pas être révolté au souvenir de mes plus belles années passées ainsi, et des néfastes conséquences qui en résultèrent pour moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Je repris du travail dans la publicité et me mariais de suite sottement, avec la première venue, propriété d’un commerce hostile. Elle me donna 2 filles en 2 années de mariage. Premier grief de la belle-mère avec qui nous cohabitions (grave erreur) et qui me voyait déjà remplir sa maison de gosses. J’ai dû divorcer ensuite (pêché de jeunesse) et j’ai perdu une fille à l’âge de 12 ans. Et je n’ai jamais pu me remettre de cet irréparable malheur. Cependant quand je revois ma fille, Alice, qui me reste, je me réconcilie avec la vie. C’est incroyable et merveilleux, pour moi. Séparé de mes enfants et revivant en chambre meublée, je n’ai pu recommencé à peindre que lorsque j’ai rencontré ma compagne actuelle en 1925, qui m’a affranchi de tous les soucis domestiques et avec laquelle j’ai pu m’affranchir des chambres meublées, où je n’avais aucune inspiration et me mettant enfin dans mes meubles à moi, me créer une ambiance propice au travail. C’est l’époque de ‘Remembrance’, ‘La Partouze’ Naguerre ou le 106 n’est pas consigné à la troupe. Art super réaliste, du fait de sujets subversifs rassemblés, créant une réalité plus vraie que le vrai. Plus intense que le vrai. Intensité du sujet. Nous verrons plus loin à y ajouter l’intensité coloristique. Ensuite je me suis trouvé mûr pour le dépaysement des motifs, m’apercevant de leur pouvoir de choc lorsqu’il étaient le plus arbitrairement employés […].</p>
<p style="text-align: justify;">Sade conseillait de ridiculiser les religieux. Cela fait d’autant plus mon affaire que j’aime leurs costumes, surtout à la manière de ceux de Zurbaran. C’est pictural. Le curé qui se baigne avec son rabat qui ne rabat plus très bien parce qu’il a aperçu la lune dans l’eau et quelle lune ! Il relève la tête même les deux têtes et en aperçoit l’origine. Je pense vous avoir montré une lettre extraordinaire d’un admirateur anonyme sur cette toile. C’est le même thème que j’ai repris dans l’ancien ‘Lune à un mètre’ qui faisait trop Méliès et que j’appelle maintenant ‘Sous le charme’ où l’on voit un moine dans la plus grande extase, les yeux au ciel, contemplant , son froc turgescent, une superbe lune, infiniment plus intéressante que son bon dieu, qu’il n’a jamais vu.</p>
<p style="text-align: justify;">[…] Les impressionnistes se sont trompés avec leur conception de la lumière. Il faut se méfier du blanc, la lumière est incolore. L’olympia de Manet n’a jamais fait bander personne. C’est ce qu’à bien compris Cèzanne quand il déclare : j’ai été content de moi le jour où je me suis aperçu que je ne pouvais pas peindre le soleil avec mes couleurs, que je ne pouvais que le représenter. L’expérience impressionnisme devait être faite, mais pour pouvoir être abandonnée. Il faut simplement se baser sur les possibilités que nous offrent les belles couleurs chimiques de la palette moderne et voir le parti que l’on peut en tirer par leur contraste ou par leur accord. Mais la conception de la lumière, alors que les couleurs changent, jaunissent, noircissent avec le temps. Quelle erreur !</p>
<p style="text-align: justify;">D’autant qu’un kilo de jaune est plus jaune d’une demi-livre. Je me rends compte ici sur les plages que la femme prend tout son sex appeal en s’exhibant nue sur les plages, sous la grande lumière du soleil. Hier, une superbe fille s’exhibait devant moi, sur le sable, dans les positions les plus érotiques, ne laissant presque plus rien à deviner. Et je n’avais d’yeux que pour une religieuse en blanc qui se trouvait derrière cette fille, surveillant le bain d’un troupeau de gosses, c’est plutôt avec elle que j’avais envie de faire l’amour, elle qui m’incitait au divin viol.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis pour l’art noir pour le caractère maudit. Je rejette la morale de la société bourgeoise, l’imposture de sa religion, la morale de ses curés, son patriocularisme, je désire au contraire une société sans frontières. Je rejette en bloc son art abstrait à la mode. Comment ne pas rejeter son nationalisme. Quand on voit l’art grec antique indépassable, de Vinci, ce sommet italien, Vermeer hollandais, ce qui ne nous empêche pas d’admirer Watteau et Corot bien de chez nous. D’autant plus que comme dit Lautréamont « et sachez que la poésie est partout, où ne se trouve pas le sourire, stupidement railleur, de l’homme à figure de canard ».</p>
<p style="text-align: justify;">Chers amis hâtons de voir la beauté des oeuvres du passé, car hélas, nous ne verrons pas la beauté de demain, nous serons morts, chers amis.</p>
<p style="text-align: justify;">Votre affectueux et sincère ami,</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Clovis Trouille »</p>
<p style="text-align: justify;">[Texte extrait du site : <a href="http://www.blogthefrog.com/clovistrouille/" target="_blank">Clovis Trouille – La gloire est-elle posthume ?</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/Oh_calcutta02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-646" title="Oh_calcutta02" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/Oh_calcutta02.jpg" alt="" width="420" height="251" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Melmothia, 2009</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques articles et sites sur Clovis Trouille :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">« <a href="http://scribouillart.wordpress.com/2008/08/11/remembrance-clovis-trouille/" target="_blank">Remembrance – Clovis Trouille</a> », sur le Site <em>Scribouill&#8217;art</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.clovistrouille.net/" target="_blank">Le site de l’association Clovis Trouille</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Une <a href="http://www.lemondedesarts.com/ArticleClovisTrouille.htm" target="_blank">biographie</a> sur le site <em>Le Monde des Arts</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Des <a href="http://www.cleomede.com/article-7143983.html" target="_blank">reproductions de ses toiles</a> sur le site <em>Cléomède, de l’autre côté du miroir</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Illustration en vignette : Religieuse Italienne fumant la cigarette, Clovis Trouille, 1944</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/642/oh-calcutta/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The Ridges, l’asile hanté</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/631/the-ridges-l-asile-hante/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/631/the-ridges-l-asile-hante/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Oct 2010 20:25:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anecdotes & Légendes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=631</guid>
		<description><![CDATA[Sur une colline à l’est de la d'Athènes dans l’Ohio, trône l’un des derniers représentants encore intacts de ce que le siècle passé connaissait sous le nom de « bâtiments Kirkbride » : des hôpitaux psychiatriques luxueux, à l’architecture de châteaux et entourés de plusieurs hectares de parc. À l’origine de ces constructions se trouve un homme, le docteur Thomas... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/stain01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-637" title="stain01" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/10/stain01-300x300.jpg" alt="" width="192" height="192" /></a>Sur une colline à l’est de la d&#8217;Athènes dans l’Ohio, trône l’un des derniers représentants encore intacts de ce que le siècle passé connaissait sous le nom de « bâtiments  Kirkbride » : des hôpitaux psychiatriques luxueux, à l’architecture de châteaux et entourés de plusieurs hectares de parc.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’origine de ces constructions se trouve un homme, le docteur Thomas Story Kirkbride, dont les travaux contribuèrent à améliorer le statut des malades mentaux en substituant à leur incarcération dans des conditions inhumaines, prise en charge qui prévalait jusque-là, l&#8217;innovation de la « thérapie mentale ». Il n’est certes pas le seul à cette époque à prétendre alerter le grand public sur le sort des exclus, à la même époque Dorothea Dix œuvre pour améliorer les conditions de vie des fous et des prisonniers, mais la dynamique de réforme de Kirkbride a l’avantage de s’étayer sur une théorie psychiatrique : selon lui, les psypathologies sont susceptibles d’être guéries par un environnement propice. Sous son influence, on va même concéder aux fous le droit à une vie privée &#8211; des chambres individuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’expansion des grandes villes et la croissance démographique ayant proportionnellement entraîné celle des malades mentaux, « Le plan Kirkbride » trouve un accueil favorable sur le sol américain. Sous son influence, les différents États se prennent à partir de 1850 d’une frénésie de construction d’asiles ressemblant à des palaces, financés par les fonds publics fédéraux. Le premier chantiers a lieu dans le New Jersey. Le <em>Trenton Psychiatric Hospital</em> ouvre ses portes le 15 mai 1848.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’asile d’Athènes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 1867, l&#8217;Assemblée législative de l&#8217;Ohio nomme à son tour une commission chargée de trouver un site favorable à la construction d’un asile de type Kirkbride dans le sud-est de l’État. C’est un terrain agricole de 150 hectares qui est choisi pour élever le bâtiment. La commission donne son accord et le chantier, confié à l’architecte Levi T. Scofield, débute en 1867 pour se terminer courant 1874 .</p>
<p style="text-align: justify;">Conformément au plan de construction Kirkbride, <em>The Athens Mental Health Center </em>comporte un bâtiment principal réservé à la partie administrative, et deux grandes ailes, l’une pour les femmes, l’autre pour les hommes &#8211; ce qui est une nouveauté à l’époque. Les malades les plus « perturbés » sont confinés à l’extrémité des ailes, tandis que les plus sociables résident près des bâtiments administratifs.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Comme la plupart des constructions Kirkbride, le bâtiment se trouve au sommet d&#8217;une colline. Voisin du campus principal de l&#8217;université d’Ohio, il est orienté vers le centre d’Athènes et fait face à la rivière Hocking. Ces institutions étant conçues pour fonctionner de manière autonome, les malades s’occupent de la culture des potagers, des exploitations porcines ou bovines, de l’entretien du parc et de la propriété. Selon le docteur Kirkbride, l’architecture du lieu, la beauté du cadre, l’air pur et le travail sont censés remplir un rôle thérapeutique.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.melmothia.net/wp-content/gallery/the-ridges/the-ridges-le-batiment-principal.jpg" alt="the-ridges-le-batiment-principal" width="542" height="354" /></p>
<p style="text-align: center;">
<div class="ngg-galleryoverview" id="ngg-gallery-8-631">

	<!-- Slideshow link -->
	<div class="slideshowlink">
		<a class="slideshowlink" href="http://www.romantisme-noir.net/631/the-ridges-l-asile-hante/?show=slide">
			[Show as slideshow]		</a>
	</div>

	<!-- Piclense link -->
	<div class="piclenselink">
		<a class="piclenselink" href="javascript:PicLensLite.start({feedUrl:'http://www.romantisme-noir.net/wp-content/plugins/nextgen-gallery/xml/media-rss.php?gid=8&amp;mode=gallery'});">
			[View with PicLens]		</a>
	</div>
	
	<!-- Thumbnails -->
		
	<div id="ngg-image-58" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/the-ridges-la-salle-de-bal.jpg" title=" " class="shutterset_set_8" >
								<img title="the-ridges-la-salle-de-bal" alt="the-ridges-la-salle-de-bal" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/thumbs/thumbs_the-ridges-la-salle-de-bal.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-59" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/the-ridges-le-batiment-principal.jpg" title=" " class="shutterset_set_8" >
								<img title="the-ridges-le-batiment-principal" alt="the-ridges-le-batiment-principal" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/thumbs/thumbs_the-ridges-le-batiment-principal.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-60" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/the-ridges-le-plan-du-site.jpg" title=" " class="shutterset_set_8" >
								<img title="the-ridges-le-plan-du-site" alt="the-ridges-le-plan-du-site" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/thumbs/thumbs_the-ridges-le-plan-du-site.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-61" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/the-ridges-le-quartier-des-femmes.jpg" title=" " class="shutterset_set_8" >
								<img title="the-ridges-le-quartier-des-femmes" alt="the-ridges-le-quartier-des-femmes" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/thumbs/thumbs_the-ridges-le-quartier-des-femmes.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-62" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/the-ridges-lin-hall-parlor.jpg" title=" " class="shutterset_set_8" >
								<img title="the-ridges-lin-hall-parlor" alt="the-ridges-lin-hall-parlor" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/thumbs/thumbs_the-ridges-lin-hall-parlor.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-63" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/the-ridges-vue-du-ciel.jpg" title=" " class="shutterset_set_8" >
								<img title="the-ridges-vue-du-ciel" alt="the-ridges-vue-du-ciel" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/gallery/ridges/thumbs/thumbs_the-ridges-vue-du-ciel.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 	 	
	<!-- Pagination -->
 	<div class='ngg-clear'></div>
 	
</div>

</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>Les images ci-dessus sont extraites du site des archives de la Bibliothèque de l’Université d’Athènes </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>qui propose en ligne </em><a href="http://media.library.ohiou.edu/cdm4/results.php?CISOOP1=exact&amp;CISOFIELD1=locati&amp;CISOROOT=/archives&amp;CISOBOX1=Ridges&amp;CISOSTART=1,1" target="_blank"><em>ICI</em></a><em> de très belles photos d’époques.</em></p>
<p style="text-align: justify;">À son ouverture, l’asile abrite 544 patients. Ce nombre atteindra 1.600 en 1935, puis connaîtra un pic à 2.000 dans le milieu des années 50. Entre-temps le bel idéal de « thérapie mentale » a pris un coup dans les gencives. Moins de dix ans après la construction des premiers bâtiments Kirkbride, les conditions de vie des malades ont commencé à se dégrader, en raison notamment de la surpopulation :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Au début du siècle suivant, les hôpitaux d&#8217;État sont devenus des lieux où l&#8217;on entassait un nombre croissant de personnes que la société considérait comme indésirables, y compris les criminels, les pauvres, les homosexuels, les personnes aux points de vue religieux non conformes, les enfants non désirés, les vieux, les syphilitiques, les alcooliques et tous ceux qui indisposaient l&#8217;entourage… </em>» [1].</p>
<p style="text-align: justify;">Les bains d’eau glacé ou bouillante &#8211; selon l’humeur des médecins, les électrochocs et les différentes formes de lobotomie, sont appliqués avec d’autant plus de zèle qu’il s’agit moins de soigner les malades que de garantir une certaine tranquillité au personnel. Les luxueux hôpitaux Kirkbride censés guérir la folie par le « traitement moral » deviennent alors synonymes d’horreur. C&#8217;est l&#8217;époque glorieuse de la lobotomie trans-orbitale et autres joyeusetés. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les choses s&#8217;aggravent encore puisque le personnel est réduit à son strict minimum et les patients entassés dans des cellules sont abandonnés sans soins médicaux, parfois sans nourriture.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, à la fin des années 60, la mode de l’internement passe. La découverte de la thorazine, la camisole chimique, change de nouveau l’approche de la maladie mentale. Désormais la nouvelle drogue peut rendre les fous « sociables » , ce qui permet à l’État Fédéral et au gouvernement de conséquentes économies en faisant passer les malades du statut d’internés à celui de sans domicile fixe.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>À la fin des années 1960 et 1970, la Thorazine, ‘la camisole de force chimique’, a changé les soins de santé mentale. Les neuroleptiques, comme la Thorazine, ont des effets néfastes ainsi que de nombreux effets secondaires graves. Ils ont été plus tard identifiés par les dissidents politiques soviétiques comme l&#8217;une des pires tortures qu&#8217;ils aient subies dans les ‘centres psychiatriques’ où ils étaient internés. Rendant les patients dociles et obéissants, ils ont été largement utilisés dans le système de santé américain. Avec la propagation de cette pratique, la politique de désinstitutionnalisation prônée par le Président John F. Kennedy et la naissance d&#8217;associations de défense des droits des patients, on a abandonné l&#8217;hospitalisation traditionnelle : il ne s&#8217;agissait plus d&#8217;enfermer les patients pour le restant de leur vie, mais de changer leurs comportements pour qu&#8217;ils s&#8217;intègrent dans leur communauté […]. Les patients se sont retrouvés à la rue, sans soins, et le nombre de sans-abri est monté en flèche. Lors de la fermeture de l&#8217;hôpital d&#8217;État Byberry en 1986, trois patients se sont noyés dans le Schuylkill avant que le gouverneur de Pennsylvanie ne décide de ralentir le processus à un niveau gérable </em>» [2].</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’affaire Margaret Schilling</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 1990, l’hôpital psychiatrique d’Athènes dont l’effectif est tombé à 300 patients déménage, et les anciens bâtiments sont cédés à l&#8217;université de l&#8217;Ohio située à deux pas du domaine. La plupart des constructions annexes sont rénovées, une partie du corps principal est dévolue Musée d&#8217;Art Kennedy, tandis que certains étages attendent encore d’être réhabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre-temps, le lieu a changé de nom en 1984 pour « The Ridges » (les crêtes) et a attrapé une sale réputation. Sur l’humus de l’idéal Kirkbride ont en effet commencé à pousser en toute liberté des fantômes. Culture sur laquelle un fait-divers advenu une vingtaine d’années avant la fermeture de l’hôpital va jouer un rôle d’engrais particulièrement efficace.</p>
<p style="text-align: justify;">En décembre 1978, une patiente du nom de Margaret Schilling disparaît. Le personnel la recherche en vain durant six longues semaines. Puis, en janvier, son cadavre décomposé est retrouvé dans une partie inoccupée du bâtiment, au troisième étage. Si l’examen médical conclut à une crise cardiaque, peut-être favorisée par l’absence de chauffage dans cette zone désaffectée, l’histoire ne dit pas comment la patiente s’est retrouvée enfermée dans cette pièce excentrée.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce premier mystère s’ajoute un détail macabre qui n’en finit plus de faire gloser les chasseurs de spectres : vingt ans plus tard, le sol de pierre conserve encore l’empreinte précise du cadavre de Margaret Schilling sous la forme d’une tache claire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.melmothia.net/wp-content/uploads/2009/09/The-Ridges-Stain.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2667" title="The Ridges Stain" src="http://www.melmothia.net/wp-content/uploads/2009/09/The-Ridges-Stain.jpg" alt="" width="300" height="418" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Image extraite du site <a href="http://www.livejournal.com/" target="_blank">Kirkbride Buildings</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Réelle hantise ou mauvaise conscience d’une société ayant maltraité ses malades, toujours est-il que de plus en plus de visiteurs se mettent à « voir des choses » dans l’asile, surtout les étudiants de l’Université dont le campus a intégré le bâtiment. Ce genre d’histoire faisant merveille à l’approche d’Halloween, le fait divers déjà morbide va rapidement s’enrichir de tout un folklore : une étudiante suicidée, des cimetières formant un pentagramme, un clocher hanté et même une équipe de basket-ball formée de spectres… Pour une liste exhaustive de ces histoires, je vous invite à visiter le site d’Andy Henderson, propriétaire et exploitant du site Web <a href="http://www.forgottenoh.com/" target="_blank">Forgotten Ohio</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Légendes urbaines</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La plus connue des légendes urbaines de The Ridges concerne une certaine Debbie ‘Ralph’ Southall, une étudiante que sa curiosité aurait poussée à se rendre seule, de nuit, dans la pièce où Margaret Schilling a trouvé la mort. Quelques jours plus tard, l’infortunée, poursuivie par le fantôme de l’internée, se serait suicidée, raconte-t-on dans les couloirs de la fac… Or, si les carabins de l’Ohio comme la plupart des sites internet se font écho de cette suite macabre, elle pose pour commencer un petit problème de date. Dans les archives de <em>The Post</em>, le journal local du campus et de la ville d’Athènes, il est bien question des expériences étranges d’une étudiante du nom de Debbie Southall qui, accompagnée de deux amis, aurait aperçu la nuit sur le campus une créature suspecte et vu des objets « bouger tout seuls » ; cependant, l’article qui date de 1978 relate des événements ayant eu lieu en 1975 et en 76, c’est-à-dire plus de deux ans avant le décès de l’infortunée Margaret Schilling. Par ailleurs, aucun suicide d’étudiant n’a été signalé à cette époque.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre phénomène que soulignent les chasseurs de fantômes locaux : cinq cimetières autour de The Ridges seraient disposés en pentagramme avec comme le centre le Wilson Hall, un bâtiment réputé particulièrement hanté :</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2654" title="Pentagramme01" src="http://www.melmothia.net/wp-content/uploads/2009/09/Pentagramme01.jpg" alt="Pentagramme01" width="256" height="234" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Image extraite de l&#8217;article </em><a href="http://www.thepost.ohiou.edu/main.asp?Search=1&amp;ArticleID=16045&amp;SectionID=17&amp;SubSectionID=35&amp;S=1" target="_blank"><em>The truth behind haunted Athens</em></a><em>, sur le site du journal The Post.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais, outre que le pentagramme en question est un peu tiré par la tangente, un coup d’œil aux points noirs sur le dessin signalant les cimetières disséminés dans la ville, permet de déduire qu’en s’appliquant un peu, on pourrait y trouver tous les polygones possibles et même la tête de Mickey.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le dessin ci-dessous, un blogueur s’essaie à toutes sortes de figures dignes du spirographe de mon enfance :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2655" title="Pentagramme02" src="http://www.melmothia.net/wp-content/uploads/2009/09/Pentagramme02.jpg" alt="Pentagramme02" width="250" height="217" /></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l’un des cimetières de The Ridges aurait été déclaré « cimetière le plus hanté au monde » par la <em>British Society of Psychical Research</em>, peut-on lire un peu partout. Or, dans un article datant d’octobre 2000, Emily Patterson, une étudiante travaillant pour le Post, rapporte son entretien téléphonique avec le secrétaire de la BSPR.  Après avoir vérifié dans les archives de l’association, son interlocuteur lui a assuré que la <em>British Society of Psychical Research</em> n’avait jamais mené d’enquête sur l’hôpital psychiatrique d’Athènes et, a fortiori, n’avait jamais effectué une telle déclaration [3].</p>
<p style="text-align: justify;">Ce cimetière, à défaut de caution parapsychologique, présente cependant une curiosité qui attire l&#8217;attention : sur les pierres tombales, les noms sont remplacés par des numéros. Une légende locale veut que toute trace des malades enterrés dans ce lieu ait été effacée, ceux-ci étant décédés à la suite d’expériences médicales sauvages. En réalité, l’hôpital conserve sur microfilms les identités de chacun des résidents du cimetière, ces archives restant à disposition du public. En fin de compte, ce que les numéros sur les tombes nous disent, c’est que les patients, une fois morts, étaient presque aussi mal traités que lorsqu’ils étaient en vie.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2657" title="The Ridges Le Cimetière" src="http://www.melmothia.net/wp-content/uploads/2009/09/The-Ridges-Le-Cimetière.jpg" alt="The Ridges Le Cimetière" width="464" height="205" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Images extraites du site </em><a href="http://www.graveaddiction.com/2ridges.html" target="_blank"><em>Grave Addiction</em></a><em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La « tache »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À présent que nous avons fait le tour des principales légendes, revenons à notre tache. Si le soleil tombant par la large fenêtre de la pièce n’a pas suffi à réchauffer Margaret Schilling en ce mois de décembre 1978, il a par contre favorisé la dégradation de son corps et c’est un cadavre déjà très abîmé que découvre en janvier le personnel soignant. Ordre est donné de nettoyer la pièce, mais cette satanée souillure s’incruste, au point que vingt ans plus tard, elle est toujours là, sous la forme d&#8217;une décoloration locale du sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer cette anomalie, comme celle d’une éventuelle photographie en négatif du corps dans la pierre. Puis, l’année dernière, un chercheur en biochimie de l’université de l’Ohio a démontré qu’il fallait s’en remettre au phénomène très naturel de la décomposition des corps. Le but de Glen Jackson et de son équipe, en étudiant la tache de l’asile d’Athènes, était de déterminer si les enquêteurs judiciaires pouvaient parvenir à identifier la présence de restes humains dans un lieu exempt de trace d’ADN. En démontrant la présence d’acides gras dans le sol, Glen Jackson a pu conclure que la tache de l’hôpital d’Athènes avait bien été produite par la dégradation de tissus gras provenant de la décomposition d’un corps. L’article intitulé « Forensics tackles Athens lore », paru le 05 novembre 2008 dans The Athens News, peut être lu (en anglais) <a href="http://athensnews.com/component/content/article/1-local-news/23910-forensics-tackles-athens-lore" target="_blank">ICI</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Demeure néanmoins un détail problématique que la biochimie échoue à résoudre : la forme parfaite de la tache. Le nettoyage du sol après l’enlèvement du corps, nous dit Glen Jackson, aurait dû éparpiller les acides gras et rendre par conséquent la tâche informe. Or, ce n’est apparemment pas le cas. Alors, hantise ou négligence des femmes de ménage ?</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2665" title="Stain02" src="http://www.melmothia.net/wp-content/uploads/2009/09/Stain02.jpg" alt="Stain02" width="357" height="261" /></p>
<p style="text-align: center;">Image extraite du site <a href="http://www.livejournal.com/" target="_blank">Live Journal</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Melmothia, 2009</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] &amp; [2]  Citations extraites de « <a href="http://www.un.org/french/pubs/chronique/2006/numero2/0206p38.htm" target="_blank">Grandeur et décadence des hôpitaux d’état </a>», par Matthew Murray, sur le site <em>Chroniques de l’ONU</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">[3] « <a href="http://www.thepost.ohiou.edu/archives3/oct00/102600/entertain2.html" target="_blank">The Ridges isn&#8217;t that scary</a> », par Tiffany Royal and Ben Roode, 26 octobre 2000, sur le site du journal <em>The Post</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques sources :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un excellent site en anglais sur les constructions Kirkbride : <a href="http://www.kirkbridebuildings.com/index.html" target="_blank">Kirkbride Buildinds</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un reportage sur The Rigdes a été effectué par TF1 dans le cadre de l’émission « 30 histoires Mystérieuses » et diffusé en octobre 2007. Il est disponible en ligne sur le site <em>Mystère-TV</em>, <a href="http://www.mystere-tv.com/la-tache-du-campus-d-athens-v216.html" target="_blank">ICI</a>. Il faut cependant savoir que pour sacrifier au sensationnel, ce reportage prête caution aux légendes urbaines évoquées plus haut.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Guide to Ohio University Ghosts &amp; Legends,</em> Craig Tremblay, Lulu.com, 2007.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/631/the-ridges-l-asile-hante/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gerard de Nerval, par Le Tigre</title>
		<link>http://www.romantisme-noir.net/610/gerard-de-nerval-par-le-tigre/</link>
		<comments>http://www.romantisme-noir.net/610/gerard-de-nerval-par-le-tigre/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 13:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[News du Net & Ressources]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.romantisme-noir.net/?p=610</guid>
		<description><![CDATA[1808. Gérard Labrunie naît. Il joue dans le clos de Nerval, un champ appartenant à son grand-père. A six ans, il tombe dans une rivière ; sa montre périt. Il danse avec une petite fille du hameau voisin, blonde, grande, grasse, belle. Il crie Racine est un polisson ! à la Comédie-Française et rime en -goth à la mode Wisigoths : escargoth, berlingoth, marigoth... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/09/Gerard_de_nerval1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-612" title="Gerard_de_nerval1" src="http://www.romantisme-noir.net/wp-content/uploads/2010/09/Gerard_de_nerval1-226x300.jpg" alt="" width="226" height="300" /></a>Je me permets d&#8217;emprunter cette brève et inspirée biographie de Gérard de Nerval au &laquo;&nbsp;curieux magazine curieux&nbsp;&raquo; <a href="http://www.le-tigre.net/" target="_blank">Le Tigre</a>. </em></p>
<p style="text-align: justify;">1808. Gérard Labrunie naît. Il joue dans le clos de Nerval, un champ appartenant à son grand-père. A six ans, il tombe dans une rivière ; sa montre périt. Il danse avec une petite fille du hameau voisin, blonde, grande, grasse, belle. Il crie <em>Racine est un polisson !</em> à la Comédie-Française et rime en -<em>goth</em> à la mode Wisigoths : <em>escargoth, berlingoth, marigoth, argoth, Victor Hugoth</em>&#8230; Dans son nouvel appartement parisien, ses amis peintres peignent qui une Bacchante tenant en laisse des tigres, qui un moine rouge lisant la Bible sur la hanche d’une femme nue. Nerval achète un splendide lit Renaissance <em>pour y coucher son imagination</em>, cependant que lui dort par terre. Nerval voyage dans les Flandres avec Théophile Gautier : il marche très vite, <em>comme une autruche, Gautier bien loin derrière en soufflant comme un dogue qui a avalé une fourchette en léchant un chaudron</em>. Nerval dit au soleil couchant : <em>Bonne nuit, mon vieux, à demain</em>. Entré chez un antiquaire avec 1200 francs, il en ressort avec 1000 francs de dettes, des meubles et une veste à la mode. Nerval raconte aux enfants d’Alexandre Dumas l’histoire du Roi des taupes. Nerval croise une énième blonde au nez aquilin et <em>au col de pigeon gros et gras</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">1841 : Première crise de folie. Nerval promène un homard vivant au bout d’un ruban bleu dans les jardins du Palais-Royal.</p>
<p style="text-align: justify;">1843 : Nerval voyage en Egypte. Il a emporté un appareil de daguerréotypie. Au Caire, Nerval s’achète un manteau en poil de chameau, une esclave javanaise de dix-huit ans et une basse-cour. Retour en Europe. Ayant coincé un pan de sa redingote dans les battants d’une porte cochère, Nerval fait semblant d’être adossé et de lire un petit agenda. Nerval préface <em>Les Ballons, histoire de la locomotion aérienne</em> de Félix Tournachon dit Nadar. Place du Carroussel à Paris, chaque matin, Nerval converse avec les perroquets des heures entières. Il leur apporte parfois des cerises. Le kakatoès, pour le remercier, prend une posture acrobatique.</p>
<p style="text-align: justify;">1853, l’année de la folie, Nerval se dit : <em>Je me dis : la nuit éternelle commence, et elle va être terrible. Que va-t-il arriver quand les hommes s’apercevront qu’il n’y a plus de soleil ? </em>Il confond un facteur avec Jean de Bourgogne. Observe les ébats de l’hippopotame du Jardin des Plantes, à qui il jette son chapeau en pâture. Mais Nerval voyage : <em>on ne me trouve pas fou en Allemagne</em>. De retour, lors d’un séjour volontaire à la clinique du docteur Blanche, il est torturé par les infirmiers. Nerval s’enfuit. S’habille en chemise dans le grand froid tonifiant, car <em>les Lapons ne sont jamais malades</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 24 janvier 1855, il écrit : <em>Ne m’attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche</em>. Nerval, quarante-sept ans, est retrouvé pendu dans une ruelle. Son squelette, exhumé en 1867 suite à l’expiration de la concession décennale de l’emplacement, fut replacé dans un cercueil d’enfant, au Père-Lachaise. On a oublié de graver son nom sur la tombe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Publié dans le numéro VIII (mars-avril 2008) du magazine <em>Le Tigre</em>. </strong><a href="http://www.le-tigre.net/" target="_blank"><strong>Visiter le site du magazine</strong></a><strong>.</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.romantisme-noir.net/610/gerard-de-nerval-par-le-tigre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

