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Screamers 2

Mis en ligne le 24 mars 2009 Pas de commentaire
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image5En 1995, sortait l’excellent Screamers (en français, Planète Hurlante), une adaptation de la nouvelle de Philip K. Dick « Second Variety ».

L’extraction d’un minerai sur la planète Sirius 6B s’étant avérée nocive pour la santé des mineurs, ceux-ci font sécession et forment une coalition, l’Alliance, contre leurs employeurs (le NBE, Nouveau bloc économique). Le conflit dégénère en guerre civile, au cours de laquelle l’Alliance, formée de mineurs et de scientifiques, invente une arme redoutable : les screamers, des robots tueurs (et hurleurs) déchiquetant leurs victimes à la scie circulaire. Le NBE envoie un émissaire pour négocier la paix, mais les survivants de la planète Sirius 6B vont découvrir que les screamers ont muté…

Voilà pour le petit résumé. Réalisé par Christian Duguay, d’après un scénario de Dan O Bannon et Miguel Tejada-Flores, Screamers est une oeuvre qui frôle la perfection (si l’on excepte les cinq dernières minutes très discutables). C’est donc avec fébrilité que j’ai découvert le second volet, Screamers 2, réalisé par Sheldon Wilson en 2009, dont le synopsis était prévisible : la planète n’abrite désormais plus qu’une poignée de survivants qui trouve le moyen d’envoyer un SOS à la terre. Une équipe de sauvetage est donc expédiée sur Sirius B6…

S’engager dans les traces d’un film réussi est un pari délicat. À défaut d’égaler la première mouture, on aurait pu espérer que Screamers 2 évite l’enfilade de clichés et se retienne de succomber au syndrome de la séquelle tiédasse. Pour le dire autrement : il y avait un certain nombre d’erreurs à éviter facilement identifiables. Screamers 2 les aligne avec application, à deux exceptions près, certes, la bimbo à gros seins et le rigolard de service ; mais le reste y est : l’histoire d’amour neuneu, la nana belle mais forte hein, qui veut venger son père des petites bêtes qui déchiquettent, l’incontournable tribu d’humains retournés à l’état préhistorique ou post-apocalyptique (peaux de bêtes et arcs en os humains), le méchant militaire qui veut vendre les plans des screamers… etc. Jusqu’aux screamers eux-mêmes dont les mutations très inquiétantes dans leurs imitations mécaniques de l’humain lors du premier opus, se déclinent à présent en screamer-philosophe, screamer-pilote de vaisseau, screamer mannequin (ah non, ça c’est Barbie). L’histoire est plate, les personnages creux et les dialogues lamentables. Ce qui faisait les qualités du premier a été évacué dans le calibrage d’un produit vite-vu vite-oublié.

J’en entends déjà arguer qu’il y a ‘de beaux meurtres quand même’ et que les paysages sont assez lissés. Oui, justement. Quelques belles scènes, c’est bien le problème, car je fatigue décidément du verre aux trois quarts vide cinématographique, des scénarios téléphonés, sans idée ni contenu, qui vous éjaculent trois images de synthèses sursaturées au nom desquelles on nous demande d’être indulgents. Par conséquent, pas besoin du bracelet magique qui permet d’échapper au radar des tueurs, si vous croisez Screamers 2, passez simplement votre chemin. Cela devrait suffire à vous préserver.

Melmothia, 2009

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