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10 mars 2007 – 11 h 24 min | 2 Commentaires

En 1728 un philosophe du nom de Ranft rédige un ouvrage intitulé De masticatione mortuorum in tumulis pour répondre à cette question fondamentale : les morts mâchent-ils en faisant du bruit avec la bouche, et si oui, faut-il s’en inquiéter ? Voilà pour la grande interrogation de notre philosophe. En ce qui me concerne, ce serait plutôt « pourquoi les chaussettes vont toujours par trois ? »…

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Le Sanatorium de Waverly Hill

Déposé par dans 10 mai 2009 – 22 h 02 min15 Commentaires

gre_images_sanatorium011-150x150La bande à Bacille

Au siècle dernier, on l’appelait la peste blanche et son palmarès était de 100 000 victimes par an. D’après les scientifiques, elle serait apparue voilà 3 millions d’années, en même temps que les premiers humains, et nous aurait talonnés jusqu’à l’invention des antibiotiques, croquant régulièrement dans la population sa quote-part de viande fraîche. Si sa forme pulmonaire est la plus connue, sous le vieux nom de « phtisie », sachez qu’il en existe de délicieuses variantes osseuses ou cutanées. On connaît même une tuberculose urogénitale.

Dans les temps les plus reculés, à défaut de médecine efficace, la prière demeure le recours commun. Une variante indienne dit : « Ô Fièvre, avec ton frère la Consomption, avec ta sœur la Toux, va-t-en frapper les gens d’en dessous » – ce qui est toujours sympa pour les voisins. Aux invocations à la vierge et aux saints, s’ajoutent durant le Moyen-Age des prescriptions plus ou moins engageantes : ingestion de broyat de poumon animal, confiture de cloporte, jus d’escargot, ou transfusion de lait de chèvre. La Renaissance opte pour le régime lacté, qui connaît un long succès malgré sa totale inefficacité, ainsi que pour un procédé à l’éthique discutable consistant à faire dormir une fraîche jeune fille à côté du malade ; par transfert dit-on, le tuberculeux guérit et la jeune fille dépérit.

Toutes ces méthodes ne donnant que peu de résultats, les siècles suivants vont s’attacher à l’humeur du malade. La tuberculose, dit-on, est une affection de l’esprit. Tempérance, abstinence et longues marches dans la nature sont censées remonter le moral de ces victimes des « passions tristes ». Dans l’imaginaire romantique, la phtisie restera d’ailleurs associée à la mélancolie et nos auteurs du XIXe ne seront pas avares lyrisme pour vanter le charme des pâles et belles mourantes :

« Son visage était amaigri et pâle ; ses yeux, coupés en amande, auraient peut-être jeté trop d’éclat, si une suavité extraordinaire n’eût éteint à demi ses regards en les faisant briller languissamment, comme un rayon de lumière s’adoucit en traversant le cristal de l’eau. Son caractère avait une sorte de raideur et d’impatience qui tenait à la force de ses sentiments et au mal intérieur qu’elle éprouvait » (Chateaubriand, Les Mémoires d’Outre-tombe, 1848).

De l’air et du soleil

De toutes les stratégies médicales plus ou moins heureuses mises au point pour traiter le fléau, celle qui résistât le mieux aux modes thérapeutiques fut l’exposition au grand air et au soleil, ordinairement considérée comme une condition nécessaire à l’amélioration de l’état des tuberculeux. À l’ère industrielle, le lait et les prières font donc place aux sanatoriums. Au début privés et donc réservés aux classes moyennes ou supérieures, il accèdent à la gratuité en 1892, consécutivement à la mise en place du premier système d’assurances contre la maladie par Bismarck.

Le début du XXe siècle verra le grand essor de ces structures – 250 sont construits entre 1900 à 1950 sur le territoire français. Souvent bâtis face à la mer, à proximité de forêts de pins ou de sapins, ils sont spécialement conçus pour le traitement de la maladie, car en l’absence de traitement médicamenteux, le remède préconisé est la cure de soleil (héliothérapie) et d’air chargé de l’effluve des pins, ainsi que la mise en quarantaine pour endiguer les risques de contagion. De là, leur architecture particulière : de grandes baies vitrées, beaucoup de fenêtres, de la verdure – ou comment crever la tête dans les cimes.

Waverly Hill

Ouvert en 1910, ce qui n’était au début qu’un petit hôpital destiné à accueillir une cinquantaine de patients dut s’agrandir d’année en année pour faire face à la propagation de la maladie, jusqu’à devenir le plus grand sanatorium d’Amérique, un établissement comptant plus de 400 salles réparties sur 5 étages et doté d’un équipement des plus modernes. S’étirant sur toute la colline, souvent comparé à une chauve-souris étendant ses ailes, le sanatorium de Waverly Hill, dans l’état du Kentucky, accueillit les tuberculeux de la région, auxquels s’ajoutèrent ensuite les soldats rentrés du front infectés par le bacille à la fin de la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, la tuberculose est la première cause de mortalité en Europe et en Amérique du Nord, devant les armes à feu et les accidents. Si un vaccin a bien été mis au point par Calmette et Guérin en 1921, il ne fonctionne de façon optimum que sur les enfants et ne suffit pas à juguler l’épidémie mondiale. Il faudra attendre la découverte des antibiotiques dans les années 50 pour envisager de parler de la peste blanche au passé.

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Copyright © 2003, 2004 Waverly Hills Memorial & Historical Research Group

Après cinquante ans d’activité, le Sanatorium de Waverly Hill sera transformé en 1961 en centre gériatrique, fermé à son tour en 1982 pour cause de mauvais traitements à l’égard des pensionnaires, laissant alors place à la légende. Car depuis, des rumeurs circulent ; les gardiens et les visiteurs auraient aperçu des ombres mouvantes, des visages aux fenêtres, entendu des chuchotements et vu quantité de ces fameux orbs (cercles lumineux apparaissant sur les photographies) qui plaisent tant aux chasseurs de spectres. À l’histoire du lieu, déjà sinistre, vont se mêler anecdotes et légendes urbaines, la difficulté étant, bien entendu, de démêler le vrai du faux, d’autant qu’un film d’horreur dont l’action se déroule dans le bâtiment, est récemment venu brouiller encore les pistes.

Depuis la sortie de Death Tunnel en 2005, blogs et sites web recopient consciencieusement les mêmes erreurs, allant jusqu’à mélanger scènes du film et réalité supposément historique sous le label « histoire vraie ». On y apprend donc que plusieurs dizaines de milliers de personnes y seraient mortes, que les patients y servaient de cobayes à des expériences dignes de Mengele, qu’on évacuait les cadavres en les jetant dans un puits, etc. le tout saupoudré de supposées crises de folie du personnel et de quelques drames personnels. Car, comme il convient, le sanatorium a sa chambre maudite, la 502 où se serait pendue une infirmière en 1928 (et puis peut-être une autre).

Le bout du tunnel ?

Pour ce qui est des fantômes, se faire une opinion est difficile, car chacun a sa version et s’y accroche. S’il est crédible de penser que des motivations commerciales (le site est très visité) puissent inciter les gardiens à tirer un peu sur l’élastique des apparitions spectrales, il est plus difficile de mettre en doute la parole de badauds passant simplement par là. Que ceux-ci aient été influencés par le passé et l’architecture particulièrement sinistres du bâtiment, ou qu’ils aient réellement vu quelque chose est impossible à déterminer. La question de la hantise reste donc suspendue.

Par contre, certaines inexactitudes concernant l’histoire du lieu peuvent être corrigées. Ainsi, la majorité des articles sur le sujet affirme que 63 000 personnes seraient décédées à Waverly Hill. En réalité, ce chiffre, originellement dû à une erreur typographique, mais tellement séducteur que personne n’a envie d’en faire le deuil, doit être revu nettement à la baisse, 7 ou 8 000 étant un maximum d’après les historiens, un quota hélas normal pour cette pathologie. Ce n’est pas beaucoup plus gai, mais déjà moins spectaculaire.

Autre allégation erronée : des expériences sauvages auraient été effectuées sur les patients, les cadavres des malheureuses victimes étant ensuite évacués de nuit par le fameux « tunnel de la mort ». L’origine de cette légende urbaine, reprise dans le film de Philip Adrian Booth, est l’impressionnante « thoracoplastie » qui déclenche irrésistiblement des images de docteur fou armé d’une scie rouillée. Or, cette technique chirurgicale qui, bien que très invasive, était tout à fait légale et permit parfois de sauver des vies. Elle consiste en une ablation de plusieurs côtes destinée à provoquer un affaissement d’une zone du poumon pour priver le bacille de Koch d’oxygène. Ce n’est pas très appétissant, mais n’a rien à voir avec la thèse de la boucherie expérimentale reprise la bouche en cœur par la plupart des rédacteurs d’articles sur le net. Cette opération était effectuée avec l’accord du patient et s’avérait souvent celle de la dernière chance pour des malades que d’autres traitements avaient échoué à guérir.

Idem pour le fameux passage souterrain. Le film Death Tunnel doit en effet son titre à une subtilité architecturale : un passage couvert courant du rez-de-chaussée de l’hôpital jusqu’au bas de la colline. D’une longueur d’environ 150 mètres, il servait en premier lieu de raccourci au personnel pour accéder au bâtiment, puis a été reconverti en sortie des artistes pour les cadavres. Il aurait été en effet mal venu, dans un établissement où beaucoup ignoraient s’ils allaient survivre, de faire défiler les cercueils par la porte principale. Plus couramment appelé « Body Chute » en raison de sa légère pente, le tunnel fera couler plus d’encre encore que les suicides d’infirmière ou les crises d’hystérie du personnel. Dans certaines versions, on peut même lire que les cadavres y étaient jetés ou entreposés, et qu’on les laissait faisander tranquillement à l’insu des malades (personne n’a évidemment songé que 63 000 corps pourrissants auraient pu chatouiller les sinus, même de tuberculeux).

Il n’en reste pas moins que l’endroit est absolument sinistre – personnellement, il me fout des frissons dans le dos -, qu’il a abrité plusieurs décennies de souffrance et que de nombreux témoins jurent avoir « vu des choses » dans les couloirs délabrés. À tel point que la vieille carcasse du sanatorium a fini par entrer en compétition avec la demeure d’Amityvillle pour le titre d’endroit le plus hanté du monde.

Si le safari à l’ectoplasme tuberculeux vous tente, sachez qu’elle est désormais une propriété privée, inscrite dans les programmes d’excursion des « ghost tours » américains. Si vous préférez l’option pantoufles et chips, un reportage a été réalisé sur les lieux en 2006 par l’équipe de Ghost Hunters : « Spooked : The Ghosts of Waverly Hills Sanatorium ». Il est disponible sur le site Dailymotion mais uniquement en anglais : ICI.

Et si vous voulez regarder les jolies photos pour planifier vos vacances, c’est juste en dessous :

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Images extraites du site ColoradoParanormal.net

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The Body chute. Source non précisée.

©Melmothia 2009.

15 Commentaires »

  • Ben dit :

    Merci pour cet article qui montre de l’objectivité face au sujet, cela devient vraiment rare (l’ajout de sources serait bienvenu).

  • admin dit :

    Merci. Concernant les sources, j’aurais en effet dû reporter les principales. Me culpa. Je vais tenter de les retrouver.

  • Alex_pato dit :

    Salut, merci pour cet article, je dois avouer qu’il m’atriste quelque peu dans le sens où je voudrais vrément croire à ce phénomene, je n’ai pas bien vu tes sources pour le chiffre de 7 à 8000 morts, mais es tu sur que 63 000 soit une erreur? pk alors tf1 diffuserait de pures idioties telles que celle la…mtn si il yen a eu effectivement moins c’est tant mieu mais il est vrai que ce nombre impréssionant m’a interpellé…j’espere que tu donnera rapidement des sources, aujourd’hui je continuerais de croire en ce lieu hanté :) à bientot

  • admin dit :

    Pour commencer, que le chiffre de 63 000 soit faux, n’empêche pas l’endroit d’être hanté. L’un n’exclue pas l’autre & là-dessus, je ne me prononcerai pas.

    Pour écrire cet article, j’ai lu des dizaines d’articles en anglais dont certains rédigés par des auteurs qui s’étaient donnés la peine d’aller fouiller les archives et solliciter le personnel encore vivant ayant travaillé au sanatorium. J’ai procédé par recoupement d’informations et (de nouveau mea culpa) ai omis de reporter mes sources. En attendant de retourner à la pêche pour vous les livrer, voilà déjà un début :

    Dans un e-mail de John Amerine adressé au ‘Waverly Hills researcher’, on peut lire : « I have been working to find the truth behind the legends regarding Waverly Hills and have found a lot of compelling information. I’d like to run some of this info by you and see what you think. What I have complied does not give us exact number yet, but it does show that the legend about 63,000 deaths is a huge exaggeration and that the real number will likely be 10% of the legend if not less! As far as the data. »
    (Si l’anglais pose problème, je peux traduire)

    John Amerine cite ensuite comme argument des extraits de l’ouvrage autobiographique d’un médecin du nom de J. Frank W. Stewart ayant travaillé plusieurs années au sanatorium. Dans « Sunrise Sunset », ce médecin parle de 1945 comme année ayant vu le maximum de décès, à savoir 152.

    Certains ont donc fait ce calcul simple : dans le pire des cas de figure, en cinquante ans, le sanatorium aurait donc évacué un maximum de 7500 corps… Un quota hélas normal pour un tel lieu.

    En passant, personne ne semble avoir réalisé que 63 000 décès échelonnés sur une cinquantaine d’années, supposerait une cadence de 1260 décès par an ! Ce n’est plus un ‘death tunel’ qu’il faut alors envisager d’installer – ni un cimetière, mais un équarrissage !

    Plusieurs copies du mail de John Amerine se trouvent sur le net, notamment ici : http://tapsrevealed.yuku.com/topic/1120. D’autres statistiques de décès y sont données. Aucune ne dépasse les 152 évoqués.

  • fabrizio dit :

    bonjour j aimerais s avoir si il existe un livre (pas de bd) qui raconterais l histoir du sanatorium parce que je trouve cette histoir trés exitente car je m interesse beaucoup au paranormal merci d avance et desole pour les faute

  • fabrizio dit :

    pk mon com il et pas sur le site

  • admin dit :

    Salut,

    Pour répondre à ta première question, il n’existe pas à ma connaissance d’ouvrage strictement consacré au sanatorium de Waverly Hill, seulement des passages dans des livres tels que « Weird Kentucky : Your Travel Guide To Kentucky’s Local Legends And Best Kept Secrets » – une partie de cet ouvrage, notamment le chapitre consacré à Waverly Hill est consultable en ligne sur Google Books.

    Bien évidemment, j’ai pu passer à côté de quelque chose, si quelqu’un trouve des références, ça m’intéresse.

    Pour répondre à ta deuxième question : pour éviter les spams, j’ai choisi de valider manuellement les commentaires. Généralement, ils le sont dans la journée.

  • fabrizio dit :

    salut a tous alor j aimeré s avoir s il existe un livre (pas de bd lol) expliquent en detail l histoire du sanatorium de haverly hills merci d avance

  • fabrizio dit :

    dsl j avais pas vu ke tu m avait repondu en tou cas merci mais c dommage car est une histoir tres interesente

  • Maxime dit :

    Bonjour à toutes et à tous,

    Je vais donc remercier Monsieur « admin » qui, malgré son intérêt comme tous soit l’envie de croire à ce phénomène inquiétant, ait pu rester relativement objectif jusqu’au point de s’informer personnellement pour approfondir le sujet.

    Pour répondre à « Alex-pato » sur la question de TF1 ; la chaîne est capable de nous faire gober tout et n’importe quoi uniquement pour faire exploser l’audiance. Je ne vais pas débattre là-dessus avec une opinion bien forger, mais en tout cas, tu peux te poser la question suivante, Pourquoi un particulier est-il capable de renforcer ses affirmations démentant les « on dit » que TF1 s’est contenté d’écouter? Et Pourquoi n’a-t-elle pas approfondi un peu plus les infos?!

    Pour ma part, j’ai connu quelques endroits gloques qui ont entre autres servi de chambre à gaz (je vous laisse vous faire une idée sur le nombre de décès) et, même seul ou en petit groupe très restreint, nous n’avons rien vu ni entendu.

    Je ne dis pas que l’histoire du sanatorium est un « fake » et ne remets rien en doute, mais il faut savoir prendre du recul par rapport à ce qu’on nous dit.

    Maxime.

  • ronki dit :

    Je suis entierement d’accord avec Maxime, TF1 n’en est pas a sa première boulette dans ce domaine (voir par exemple la serie mystère sur le caveau qui se remplit d’eau tout seul)

    concernant le Sanatorium moi je remarque une chose, tout les evenements les plus paranormaux se passent toujours aux états-unis (homme phallene, les hommes en noir, Roosevelt et j’en passe des vertes et des pas mures), et comme par hasard celui est aussi aux états-unis je pense que tout est grossi, je ne dis pas que les gens n’ont rien vu mais plutot mal interpreté, les bruits peuvent être causé par différent type d’animaux

    Cela dit si quelqu’un a été la bas son retour d’expérience peut être fortement interessant

  • mil dit :

    Bravo pour cet article très bien écrit, avec beaucoup de cynisme, de recul et une petite pointe d’humour !
    L’architecture et l’histoire du lieu me passionnent plus que les légendes urbaines et autres fantomes…
    Pour rester dans l’esprit, je me permets de t’envoyer ce petit lien très sympathique : http://www.forbidden-places.net/

  • Adrien dit :

    Cher « admin »,

    Un article stupidement réalisé avec de pseudos-enquêteurs qui n’ont pas frappé a la bonne porte.

    Après un voyage bien interéssant, je me suis arrêté à la bibliothèque -centre de recherches d’archives de Waverly, ou m’attendait un agent de sécurité qui était la fille d’une femme morte la bas de la tuberculose. Cette dame étant jeune et qui n’avait personne d’autres que sa mère, était elle aussi résidente de Waverly Hills Sanatorium, logé sur place et étudiait dans l’école du centre.

    Je suis épaté de voir que monsieur se permet d’aller jusqu’à contredire le nombre des 63 000 morts, vu que c’est bien un nombre réel, et j’en veut par preuve un courrier (que j’attends depuis deux jours), quand je suis passé la première fois sur ce site, qui n’est autre que le listing des décès du sanatorium, malheureusement imcomplet car il commence à partir de mai 1933,jusqu’a la date de fermeture du site, et comptabilisant déja 42 000 personnes décédées dans cet hôpital. Le nmbre de 7 500 correspond aux morts des autres symptômes que la >TB, à savoir principalement aux soldats.

    Pour ce qui est du tunnel de la mort, il a été construit afin de dissimuler les morts des yeux des autres patients, afin de ne pas alarmer l’état de santé, car à cette époque tous pensaient que la tuberculose se soignait de bains de soleil, d’une excellente hygiène de vie, d’un moral en béton et de confort… bien que l’hopital, dès l’entrée d’un nouveau patient en ces lieux de type TB, adressait une facture des soins à suivre ou il y avait dedans l’éventuel coût du cercueil et autres autopsies qui seraient mené sur celui-ci….Ce n’est que par la suite qu’un des deux cotés de ce tunnel a été doté d’escaliers pour faciliter l’accès rapide au batiment pour les employés, ainsi que le ravitaillement du charbon et autres matières premières.

    Pour ce qui est des expériences menées sur les patients, se ne sont que deux opérations mais qui étaient plus ou moins légales mais non reconnues par le système de santé du coin. Les expériences inouies étaient faites pendant les autopsies, et non pendant le temps de convalescence.

    Le temps de rassembler sur mon site une copie des documents officiels et je passerait ici vous donner le lien et rétablir un peu de vérité dans votre tissu de mensonge…

    Bien à vous.

  • admin dit :

    Cher « lecteur »,

    Je me permets de vous renvoyer ci-dessus à mon commentaire du 1er novembre 2009 : si l’on considère que le sanatorium a ouvert ses portes en 1910 et les a fermées en 1962, vos 63 000 morts impliqueraient une fréquence de 1260 décès par an dans un hôpital comportant environ 500 lits ! Allez jeter un oeil par là, c’est une enquête parmi d’autres, sur ce chiffre décidément interpelant : http://freepages.history.rootsweb.ancestry.com/~waverlymemorial/Facts/deathrate/drmain.html
    Je lirai cependant avec intérêt le document que vous évoquez dès que vous l’aurez reçu.

    Concernant le tunnel, merci pour le rappel, mais cette fonction d’évacuation des corps est clairement mentionnée dans l’article. Lors de l’écriture de ce texte, je me suis fiée au témoignage d’une ancienne infirmière selon lequel le tunnel était d’abord destiné à faciliter l’accès du personnel avant de servir de sortie des artistes au cadavres, mais n’ayant plus cette référence sous la main, je veux bien vous laisser le bénéfice du doute. Et ma foi, que telle fonction ait précédé telle autre ne change pas grand chose dans la mesure où le tunnel a assumé les deux. Mais jamais ô grand jamais, par contre, il n’a servi à « stocker » des corps ainsi qu’il est écrit dans certains articles à sensation, or, c’était surtout pour contrer cette affabulation que j’ai rédigé cette mise au point.

    Enfin, sérieusement, c’est quoi une « expérience menée pendant une autopsie »… sinon tout simplement une autopsie ? Le baron de Frankenstein s’essayant à réanimer les morts ? Les infirmiers se faisant des hamburgers à la viande de tuberculeux ? De la nécrophilie ?Les médecins ont sans doute abondamment cherché une solution contre la tuberculose et ont donc accordé une attention particulière aux corps. Maintenant, si vous avez de l’inédit, je vous écoute.

    Bien à vous,

    Melmothia

  • sacha dit :

    Concernant Waverly Hill merci de votre article. Pour votre information, Wikipédia, source que j’ai d’abord consulté concernant waverly hill recèle beaucoup d’erreur et relaie des informations que vous même démentez avec brio.

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